Hal Ingberg architecte_4626, rue Saint-Urbain_Montréal_H2T 2V8_info@halingberg.com_514.843.6578

PHARES

 

This work is dedicated to the memory of Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys and Marguerite d’Youville; three women, instrumental in the founding of Montréal – navigators if you will for the development of the metropolis. This premise, paralleled by the structures’ great height and proximity to the river leads us to entitle the work Phares.

 

Site responsive infiltrations

The work seeks to establish a certain inevitability of relationship between form and site by generating both sculptural and spatial continuities with its setting. These operations merge physical and spatial continuities with materials that generate optical and chromatic volatility. This merging of continuities with mutable skins infiltrates form and generates a perceptually enigmatic and engaging work.

 

Framed views

Because of the unique panoramic qualities of the site, Phares’ foundational idea is to make Montreal an integral part of its configuration. Towards this end, conceptual vectors in the form of funnels are plotted so to connect the site to the larger context of the city. More specifically, three tall funnels create framed views of the Royal Bank tower, Habitat 67and the Biosphere. A secondary “entrance” to the work also frames Grain silo number 5 on the Jetée Bickerdike. These decisions highlight the historic importance of these structures for the city and as such absorb the city within the work.

Materials

The funnels are made of grey Ultra high performance concrete. They are crowned by crystalline dichroic glass structures 5.5m in height whose glass plates are 50% dichroic and 50% transparent.

The lines of iridescent colour on each glass panel overlap with those of the other glass panels creating flickering moiré effects and sparkling colours. This is because the glass’s colours, reflections, hues and saturation levels slowly mutate with movement in “real time”. These effects also shift throughout the day, the evening and the seasons.

Because these stripes are superimposed upon the stripes found in the other glass panels on the interior of the work, and because these panels fold at various angles upon the surface of each funnel, the colours of the stripes on the interior are not those found on the outside. The folding of the panels therefore generates a further complexity of visual reading that produces reflections upon reflections and colour mixing. The ultimate result is a shimmering, flowering of colour, transparency and reflectivity.

Evening

In the evening, Phares will be lit by the ambient artificial light around the work. The crowns have a mostly golden, reflective appearance that will cause even more intense reflections upon reflections than during the day. Especially in the evenings, from rue de la Commune they will appear as floating apparitions.

 

Enhanced public presence

Because of our common curiosity to engage with unusual spaces and spatial phenomena, Phares will encourage an enhanced public presence on the site. It would then follow that this presence could stimulate opportunities for personal encounters under which to experience the ever-changing effects that the passage of time and light perform upon the work. In effect, people will be encouraged to slow down and linger, ultimately leading to community appropriation of and phenomenological engagement with the work

Client: Ville de Montréal
Location: Montréal
Team: Maxime Dumas, Ramy Bachar Mouslim, Theodore Oyama,

Hal Ingberg
Structural engineer: Latéral
Budget: $1,1000,000
Municipal competition: Finalist

 

Cette œuvre est dédiée à la mémoire de Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys et Marguerite d’Youville; trois femmes qui ont joué un rôle déterminant dans la fondation de Montréal - des éclaireuses en quelque sorte, pour le développement de la métropole. Cette idée, parallèlement à la grande hauteur de la structure et sa proximité au fleuve, nous a mené à intituler l’œuvre Phares.

 

Infiltrations réactives au site

L’œuvre cherche à instaurer une certaine inévitabilité relationnelle entre la forme et le site en créant des continuités tant sculpturales que spatiales avec son environnement. Ces opérations fusionnent continuités physiques et spatiales avec des matériaux possédant les capacités de générer de la volatilité optique et chromatique. Cette fusion de continuités avec des peaux mutables infiltre la forme et engendre un art perceptuellement énigmatique et interpellant.

 

Vues cadrées

En raison des qualités panoramiques uniques du site, l’idée fondamentale du projet ``Phares`` est de faire de Montréal une partie intégrante de sa configuration. À cet effet, les vecteurs conceptuels sous forme d’entonnoirs sont conçus de manière à relier le site au contexte plus vaste de la ville. Plus spécifiquement, trois grands entonnoirs cadrent des vues sur la tour de la Banque royale, Habitat 67 et la Biosphère.  Une « entrée » secondaire à l’œuvre cadre par ailleurs une vue sur le Silo à grain numéro 5, sur la Jetée Bickerdike. Ces gestes soulignent l’importance historique de ces structures  pour la ville et, ce faisant, permettent d’absorber celle-ci au sein de l’œuvre.

 

Matériaux 

Les entonnoirs sont faits de béton UHPC gris (Ultra high performance concrete). lls sont couronnés par des structures cristallines de verre dichroïque de 5.5 mètres de haut, dont les panneaux sont dichroïques à 50% et  transparents à 50%.

Les lignes aux couleurs iridescentes sur chacun des panneaux de verre se superposent avec celles des autres panneaux, produisant des effets de moiré vacillants et des couleurs scintillantes. Ceci est dû au fait que les couleurs, les réflexions, les teintes et les niveaux de saturation du verre subissent une lente mutation par l'entremise du mouvement en "temps réel". Ces effets se modifient aussi selon le moment de la journée, de la soirée et de la saison.

 

En raison du fait que ces bandes soient superposées à celles des autres panneaux de verre à l’intérieur de l’œuvre et du fait que ces panneaux soient pliés à différents angles à la surface de chaque entonnoir, les couleurs des bandes à l’intérieur ne sont pas les mêmes que celles que l’on retrouve à l’extérieur. Le pliage des panneaux ajoute ainsi davantage de complexité à la lecture visuelle, en créant réflexion sur réflexion et des synthèses de couleurs. Le résultat en bout de ligne est un chatoiement, une floraison de couleurs, de transparences et de réflexions.

 

Soirée

En soirée, Phares sera éclairé à l’aide de la lumière artificielle ambiante autour de l’œuvre. Les couronnements auront une apparence principalement dorée et réflexive, causant un décuplement de réflexions encore plus intense que durant la journée. Ils prendront l’aspect d’apparitions flottantes, spécialement en soirée, vue de la rue de la Commune.

 

Une présence publique accrue

En raison de notre curiosité commune nous poussant à interagir avec des espaces et des phénomènes spatiaux inhabituels, Phares suscitera une présence publique accrue sur le site. Cette présence pourrait favoriser par la suite des occasions de rencontres personnelles lors desquelles l'on découvrirait les effets sans cesse changeants que le passage du temps et de la lumière accomplit sur l'œuvre. En effet, les gens seront encouragés à ralentir et à s'attarder, menant en bout de ligne à l'appropriation collective et à l’engagement sensoriel avec l'œuvre.

 

Client: Ville de Montréal

Lieu: Montréal

Équipe: Maxime Dumas, Ramy Bachar Mouslim, Theodore Oyama,

Hal Ingberg

Ingénieur en structure: Latéral

Enveloppe budgétaire: 1 100 000$

Concours municipal: Finaliste