Hal Ingberg architecte_4626, rue Saint-Urbain_Montréal_H2T 2V8_info@halingberg.com_514.843.6578

TRANSPORTATION INTERCHANGE                                                        

The context is a patchy North American strip. The site is a forlorn patch of grass that overlooks heavy, vehicular traffic leading to the Viau Bridge which connects to the island of Montreal. The programme calls for a metro station, a bus station and a 700 space parking lot, intended to help thin out the automobile traffic crossing into Montréal.

 

The proposal represents a continuation of architecture as landscape based strategies that we first developed during our Prix de Rome tenure in 1993/1994, but which we now relocate to the North American edge city. The work is driven by a paradox; that is a will to construct an urbanism of edges - essentially without architectural mechanisms such as walls and windows, which define traditional cities.

 

Instead, (sectionally) diagonal “greens” define yet bleed edges into the site in an almost indeterminate way. The earth working process inherent to this strategy allows for an urbanism not exclusively dependent on interior programmatic requirements. This is particularly useful in the realm of “the strip” because in this context, buildings tend to float aimlessly on sites too large for their architectural programme.

The diagonal “greens”: replace much of the pre-existing "horizontal" green space that was necessarily taken up with construction and return it to the community as a public amenity;  create the impression that the site possesses larger expanses of greenery than is the case; shelter the buses, their platforms and the required expanse of asphalt from street view, in order to avoid it exasperating the patchiness of the context; minimise the negative visual impact of the underground parking entrance.

One of the greens is in fact a park that rests upon the metro/bus station building. But ironically it is not literally green.  It is made of blue fescue type long grass, whose unfamiliar colour distinguishes itself as the container of indoor architectural functions.

The building’s ivy covered end walls simulate a profile similar to a rolling landform. A wall of Russian olive trees incorporated into a linear bench/planter mark the top of the building creating a backdrop of civic grandeur and surrealistic intensity.

Client: Speculative project

Location: Laval, Québec

Sponsor: The Canada Council

Model: Guan Lee, Tom Yu

STATION INTERMODALE                                                      

Le contexte est celui d’un boulevard suburbain nord-américain clairsemé. Le site est une parcelle de pelouse négligée, située le long d'une artère achalandée qui mène à l'île de Montréal via le pont Viau. Le programme consiste en une station de métro, un terminus d'autobus pour la ville de Laval, ainsi que 700 places de stationnement visant à favoriser la réduction de la circulation automobile se rendant à Montréal.

 

La proposition représente une continuation des stratégies basées sur l’architecture en tant que paysage que nous avons tout d’abord développées lors de notre séjour pour le Prix de Rome en 1993/1994,  mais que nous appliquons maintenant à la ville périphérique nord-américaine. Ce projet est le fruit d'une réflexion sur un paradoxe, soit la volonté de construire un urbanisme des limites – essentiellement sans recourir aux mécanismes architecturaux que sont les murs et les fenêtres, lesquels définissent les villes traditionnelles.

 

Au lieu de cela, de la « verdure » diagonale (en coupe) définit le site tout en se confondant avec ses limites d’une façon presque indéterminée. Le travail sculptural de la terre, inhérent à cette stratégie, permet un urbanisme qui ne dépend pas exclusivement des exigences programmatiques internes. Cette stratégie est particulièrement utile dans le cas d’un boulevard suburbain, parce que, dans un tel contexte, les bâtiments ont tendance à flotter sans but sur des terrains trop grands par rapport à leur programme architectural.

La « verdure » diagonale : remplace la majeure partie de l’espace vert « horizontal » pré-existant, qui fut occupé de façon nécessaire par la construction, et le restitue à la communauté en tant qu’équipement public; crée l’impression que le site possède des étendues de verdure plus grandes que ce qu’on retrouve en réalité; protège les autobus, leurs plate-formes et les aires asphaltées requises des regards depuis la rue, de façon à éviter qu’ils n’exaspèrent l’incohérence du contexte; minimise l’impact visuel négatif de l’entrée du stationnement souterrain.

Une des zones de verdure constitue en fait un parc qui repose sur le dessus du bâtiment de la station de métro/autobus. Mais, ironiquement, elle n’est pas à proprement parler de couleur verte. Elle est composée d’une herbe longue, une fétuque bleue, dont la couleur peu familière se distingue en tant que réceptacle de fonctions architecturales intérieures.

Les murs  aux extrémités de l'édicule, couverts de lierre, simulent un paysage vallonné. Une colonnade d'oliviers de Bohème intégrée à un banc/bac à fleurs linéaire couronne le bâtiment, créant un arrière plan d’une splendeur à l’échelle de la cité et d'une intensité surréaliste.

Client : Projet spéculatif

Lieu : Laval, Québec

Commanditaire : Le Conseil des Arts du Canada

Maquette : Guan Lee, Tom Yu